Paris, France | May 3, 2026: On the occasion of World Press Freedom Day 2026, JusticeMakers Bangladesh in France (JMBF) expresses its profound solidarity with journalists in Bangladesh who continue to endure intimidation, harassment, arbitrary detention, and unjust imprisonment for the legitimate exercise of their professional duties.
A free, independent, and pluralistic press constitutes one of the fundamental pillars of any democratic society. It ensures transparency, accountability, and the protection of human rights. However, in Bangladesh, the operational space for independent journalism has been steadily and alarmingly contracting. Legislative instruments ostensibly enacted to safeguard national security and public order are increasingly being misused to suppress dissent, criminalize investigative reporting, and cultivate a climate of fear among media practitioners.
JMBF conveys its grave concern regarding the prolonged detention and ongoing persecution of several journalists and human rights defenders, including Farzana Rupa; her husband, Sakil Ahmed; eminent journalist, author, and human rights defender Shahriar Kabir; journalist Mozammel Hoque Babu; and Shamal Datto. According to credible reports, these individuals were arrested in 2024 without due process, including the absence of arrest warrants, and were subsequently implicated in multiple serious and, in many cases, questionable charges under the former interim administration.
Their continued detention under the current Bangladesh Nationalist Party (BNP)-led government raises serious concerns about the persistence of politically motivated prosecutions and the broader pattern of repression targeting independent voices. These cases exemplify a troubling reality in which journalists are penalized not for criminal conduct, but for fulfilling their professional responsibility to hold power to account. The targeting of a female journalist such as Farzana Rupa is particularly concerning, as it underscores the heightened and intersectional risks faced by women in the media sector, including gender-based intimidation and discrimination.
These incidents are not isolated; rather, they reflect a systemic erosion of press freedom and democratic norms in Bangladesh. Journalists across the country are increasingly exposed to arbitrary arrests, intrusive digital surveillance, strategic lawsuits against public participation (SLAPPs), legal harassment, and, in some instances, physical violence. Such an environment fosters widespread self-censorship, thereby undermining the public’s fundamental right to access accurate and independent information.
Ms. Charlotte Jacquemart, Adviser to JMBF, stated:
“The ongoing persecution, arbitrary detention, and systematic intimidation of journalists in Bangladesh reflect a deepening political and institutional crisis, wherein state power is being deployed to suppress dissent and manipulate the public narrative. The criminalization of journalism represents a direct assault on democratic governance and the rule of law. The international community must recognize these violations not as isolated occurrences, but as part of a broader trajectory of democratic backsliding that necessitates urgent political accountability and sustained diplomatic engagement.”
In light of these developments, JusticeMakers Bangladesh in France (JMBF) calls upon the Government of Bangladesh to:
- Immediately and unconditionally release all journalists detained for carrying out their professional duties;
- Drop all charges that criminalize legitimate journalistic activities;
- Guarantee the safety, security, and protection of all media professionals;
- Undertake comprehensive legal reforms to ensure that all legislation is fully aligned with international standards on freedom of expression and press freedom, including obligations under international human rights law.
JMBF further calls upon the international community, including governments, intergovernmental bodies, human rights organizations, and global press freedom advocates, to intensify monitoring of the situation in Bangladesh and to hold the relevant authorities accountable for violations against journalists and media institutions.
JusticeMakers Bangladesh in France (JMBF) unequivocally reaffirms that journalism is not a crime. Efforts to silence journalists will neither suppress the truth nor extinguish the demand for accountability; rather, they will deepen injustice and erode public trust in democratic institutions.
JMBF remains steadfast in its commitment to defending press freedom, amplifying the voices of those subjected to repression, and advocating for a Bangladesh in which journalists can operate freely, safely, and without fear of retaliation.
Free the journalists. Defend the truth. Protect press freedom.
Thank You.
Advocate Shahanur Islam
Founder and President
JusticeMakers Bangladesh in France (JMBF)
CNB Premises, 180 Boulevard Haussmann
75008 Paris, France
Email: shahanur.islam@jmbf.org | Website: www.jmbf.org
Déclaration à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026
Paris, France | 3 mai 2026: À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026, JusticeMakers Bangladesh en France (JMBF) exprime sa profonde solidarité avec les journalistes au Bangladesh qui continuent de subir intimidation, harcèlement, détention arbitraire et emprisonnement injuste pour avoir exercé légitimement leurs fonctions professionnelles.
Une presse libre, indépendante et pluraliste constitue l’un des piliers fondamentaux de toute société démocratique. Elle garantit la transparence, la responsabilité et la protection des droits humains. Cependant, au Bangladesh, l’espace d’exercice du journalisme indépendant se réduit de manière constante et alarmante. Des instruments législatifs, censés protéger la sécurité nationale et l’ordre public, sont de plus en plus détournés pour réprimer la dissidence, criminaliser le journalisme d’investigation et instaurer un climat de peur parmi les professionnels des médias.
JMBF exprime sa vive inquiétude face à la détention prolongée et à la persécution continue de plusieurs journalistes et défenseurs des droits humains, notamment Farzana Rupa ; son époux, Sakil Ahmed ; l’éminent journaliste, auteur et défenseur des droits humains Shahriar Kabir ; le journaliste Mozammel Hoque Babu ; et Shamal Datto. Selon des informations crédibles, ces personnes ont été arrêtées en 2024 sans respect des procédures légales, notamment en l’absence de mandats d’arrêt, avant d’être inculpées de multiples chefs d’accusation graves, souvent contestables, sous l’administration intérimaire précédente.
Leur maintien en détention sous le gouvernement actuel dirigé par le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) soulève de sérieuses préoccupations quant à la persistance de poursuites à caractère politique et à un schéma plus large de répression visant les voix indépendantes. Ces affaires illustrent une réalité préoccupante dans laquelle les journalistes sont sanctionnés non pas pour des actes criminels, mais pour avoir accompli leur mission professionnelle consistant à demander des comptes au pouvoir. Le ciblage d’une femme journaliste comme Farzana Rupa est particulièrement alarmant, car il met en lumière les risques accrus et intersectionnels auxquels sont confrontées les femmes dans le secteur des médias, notamment les intimidations et discriminations fondées sur le genre.
Ces incidents ne sont pas isolés ; ils témoignent plutôt d’une érosion systémique de la liberté de la presse et des normes démocratiques au Bangladesh. Les journalistes à travers le pays sont de plus en plus exposés à des arrestations arbitraires, à une surveillance numérique intrusive, à des poursuites judiciaires abusives, ainsi qu’à des menaces physiques. Un tel climat favorise l’autocensure et compromet le droit fondamental du public à accéder à une information fiable et indépendante.
Mme Charlotte Jacquemart, conseillère auprès de JMBF, a déclaré :
« La persécution persistante, la détention arbitraire et l’intimidation systématique des journalistes au Bangladesh reflètent une crise politique et institutionnelle de plus en plus profonde, dans laquelle le pouvoir étatique est utilisé pour réprimer la dissidence et contrôler le discours public. La criminalisation du journalisme constitue une atteinte directe à la gouvernance démocratique et à l’État de droit. La communauté internationale doit considérer ces violations non comme des cas isolés, mais comme faisant partie d’une tendance plus large de recul démocratique nécessitant une responsabilité politique urgente et un engagement diplomatique soutenu. »
À la lumière de ces développements, JusticeMakers Bangladesh en France (JMBF) appelle le gouvernement du Bangladesh à :
- Libérer immédiatement et sans condition tous les journalistes détenus pour avoir exercé leurs fonctions professionnelles ;
- Abandonner toutes les charges qui criminalisent les activités journalistiques légitimes ;
- Garantir la sécurité et la protection de tous les professionnels des médias ;
- Entreprendre des réformes juridiques complètes afin d’assurer que l’ensemble de la législation soit pleinement conforme aux normes internationales relatives à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, y compris les obligations issues du droit in ternational des droits humains.
JMBF appelle également la communauté internationale, y compris les gouvernements, les organisations intergouvernementales, les organisations de défense des droits humains et les défenseurs de la liberté de la presse, à renforcer leur surveillance de la situation au Bangladesh et à demander des comptes aux autorités concernées pour les violations commises à l’encontre des journalistes et des médias.
JusticeMakers Bangladesh en France (JMBF) réaffirme sans équivoque que le journalisme n’est pas un crime. Faire taire les journalistes ne fera pas taire la vérité ; cela ne fera qu’aggraver l’injustice et affaiblir la confiance du public dans les institutions démocratiques.
JMBF demeure fermement engagé à défendre la liberté de la presse, à amplifier la voix des personnes opprimées et à plaider pour un Bangladesh dans lequel les journalistes peuvent exercer leur métier librement, en toute sécurité et sans crainte de représailles.
Libérez les journalistes. Défendez la vérité. Protégez la liberté de la presse.
Merci.
Advocate Shahanur Islam
Fondateur et Président
JusticeMakers Bangladesh en France (JMBF)
CNB Premises, 180 Boulevard Haussmann
75008 Paris, France

No comments:
Post a Comment